5 Avril 2022

Amazon choisit Ariane 6 pour sa constellation de satellites

Arianespace a signé avec Amazon, le 5 avril à Colorado Springs, un contrat de lancements de 18 Ariane 6 pour contribuer à la mise en orbite de sa constellation Kuiper.

 

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Crédits : Arianespace

Kuiper, la constellation d’Amazon, développée pour offrir un service de connectivité mondial, s’appuiera sur le futur lanceur européen Ariane 6. Le contrat a été signé aujourd’hui entre le géant américain et Arianespace, lors du 37e Space Symposium à Colorado Springs aux Etats-Unis pour 18 lancements.

« La décision d’Amazon illustre le fait qu’Ariane 6 est un lanceur parfaitement adapté aux enjeux commerciaux d’aujourd’hui en particulier aux lancements de constellations qui se développent en ce moment, » a déclaré Philippe Baptiste, PDG du CNES.
Ariane 6 est un programme de l’ESA financé à 52% par la France, via le CNES. « Ariane 6 a plusieurs objectifs : d’abord, de garantir l’autonomie d’accès à l’espace pour l’Europe, mais aussi d’être commercialisé sur un marché très compétitif grâce à des baisses de coût de 40% par rapport à Ariane 5 » a ajouté le PDG du CNES.

Le cnes et ariane 6

Le CNES assure, en étroite liaison avec Arianegroup, la conception de l’ensemble des moyens sol en Guyane (construction d'un nouveau pas de tir et aménagements de la base existante), puis il confie leur réalisation à des industriels européens. Le CNES mène avec les industriels les essais finaux avant de livrer l’ensemble de lancement à l’opérateur final.
Le CNES intervient également en support à la maîtrise d’ouvrage de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), ainsi qu’auprès d’ArianeGroup dans son rôle de maître d’œuvre du développement du lanceur, ou via sa responsabilité vis-à-vis de la Loi sur les Opérations Spatiales (LOS).
Ariane 6 se déclinera en 2 versions : Ariane 62 et Ariane 64. Elle se dote d'un étage supérieur avec un moteur ré-allumable, avec à la clé une grande flexibilité dans les capacités d'emport et les orbites visées, et une réduction significative du coût d’accès à l’espace. Flexibilité et capacité à évoluer : deux éléments qui ont joué un rôle clé dans la signature du contrat avec Amazon.

Succès commercial pour la France et l’Europe

L’activité générée par ce contrat dans les usines européennes et au Centre Spatial Guyanais (CSG) sera importante.
Actuellement, le CSG réalise de l’ordre de 7 lancements par an et peut aller jusqu’à 11. Une partie importante des satellites qui sont lancés depuis le CSG sont des satellites de télécommunications, opérés par des clients venus du monde entier. Le CSG accueille également des missions cruciales pour l’Europe spatiale, d’observation de la Terre, de positionnement, de connaissance de l’univers et du système solaire.
Avec le lancement de la constellation Amazon par Ariane 6, le CSG verra son nombre de lancement annuel significativement accru pour aller jusqu’à 14 lancements par an.

Les 18 lancements seront échelonnés sur 4 ans, entre 2024 et 2027.

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Entrée du centre spatial guyanais Crédits : © CNES/ESA/Arianespace/Optique Vidéo CSG, 2002

Le CNES prépare, avec l’ensemble des acteurs, le futur du Centre Spatial Guyanais

Depuis 1979, date du premier vol d’Ariane 1, le Centre Spatial Guyanais a réalisé plus de 300 lancements, mettant en orbite environ 600 satellites.
Sur place, une quarantaine d’entreprises sont présentes, pour un effectif d’environ 1600 personnes. Le CNES y assure la coordination des opérations de lancement, opère les moyens de poursuite des lanceurs et d’accueil des satellites, et garantit la protection des personnes, des biens et de l’environnement. Il est aussi chargé de la construction et la modernisation des installations du CSG.
Avec l’ELA 4, le CNES a livré son 9ème ensemble de lancement au Centre spatial guyanais. L’ELA 4 concentre le savoir-faire du CNES dans le domaine des bases de lancement. C’est de cet ensemble de lancement que décollera Ariane 6.
Le CSG adapte par ailleurs ses installations pour accueillir les démonstrateurs de véhicules réutilisables (Callisto, Themis et Space Rider), ainsi que des mini/micro lanceurs. Le CSG s’est par ailleurs engagé dans une transition énergétique visant 90% d’énergies renouvelables d’ici 2025.

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