January 15, 2018

Ariane 6

Avec Ariane 6, le lanceur lourd européen se dédouble en deux versions, Ariane 62 et Ariane 64, et se dote d'un étage supérieur avec un moteur ré-allumable. À la clé : une grande flexibilité dans les capacités d'emport et les orbites visées et une réduction significative du coût d’accès à l’espace. Le vol inaugural est prévu en 2020 depuis le Centre Spatial Guyanais.

Afin de conserver son indépendance d'accès à l'Espace et répondre aux besoins de plus en plus divers de ses clients, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a lancé en décembre 2014 le programme Ariane 6.

Avec ses quatre boosters, Ariane 64 se place dans la succession d'Ariane 5 avec essentiellement l'emport classique de deux satellites de télécommunication en orbite de transfert géostationnaire. Dotée de deux boosters, Ariane 62 assurera principalement le lancement de satellites scientifiques et d'observation de la Terre en orbite basse ou moyenne, tout en proposant l'emport d'un satellite unique en orbite géostationnaire.

Ces 2 versions seront équipées au niveau de leur étage supérieur d'un nouveau moteur, appelé Vinci : il sera capable de se ré-allumer, offrant ainsi une grande liberté pour envoyer un ou des satellites sur des orbites très spécifiques. Ariane 6 sera également pourvue de nouveaux boosters, appelés P120C, et d'une nouvelle version du moteur Vulcain 2 dite 2.1. Des innovations technologiques seront introduites telle la fabrication par impression 3D, un procédé de soudage de ses réservoirs par friction malaxage.

Maître d'ouvrage du programme, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a confié à ArianeGroup la conception et l'intégration du lanceur Ariane 6 ainsi que sa commercialisation via sa filiale Arianespace. Elle a confié au CNES la maîtrise d'œuvre du développement des moyens sol en Guyane : construction d'un nouveau pas de tir et aménagements de la base existante.

Le CNES intervient également en support à la maîtrise d’ouvrage de l’ESA, ainsi qu’auprès d’ArianeGroup dans son rôle de maître d’œuvre du développement du lanceur, ou via sa responsabilité vis-à-vis de la Loi sur les Opérations Spatiales (LOS).